mercredi 28 mars 2007
Séminaire sur la fiction SF
Soirée fantastique à la Cantada
Malpertuis, une nouvelle maison d’éditions fantastiques
Pour la parution des premiers volumes de leurs nouvelles collections et leur nouvelle maison d’éditions Malpertuis, Christophe Thill et Thomas Bauduret recevaient hier soir 27 mars 2007 à la Cantada, bar rock du 11° arrondissement de Paris (la vente de boules Quiès devrait être prévue ;)) par contre les vins (et les bières, pour ceux qui aiment) sont bons).Les deux premiers volumes parus sont "Le Roi en jaune" de Robert Chambers, un recueil de nouvelles apprécié par les amateurs de fantastique et duquel se sont inspirés maints auteurs, par exemple Lovecraft et MZB), et une anthologie présentée par Anne Duguel, Parfums mortels.
La soirée comprenait la projection d'une adaptation d'une des nouvelles de Chambers, le Signe jaune; très joli film bourré, donc, de références classiques (Aldones et Camilla...)
Une maison d'édition à suivre...
mardi 27 mars 2007
lundi 26 mars 2007
Cela concerne aussi la SF: la censure policière
Plus d'info ici
http://noozone.free.fr/noocrypte/viewtopic.php?p=691#691
samedi 24 mars 2007
Conférence-débat au Palais de la découverte le 24 mars 2007
Le titre en était "La modification du corps dans les littératures de l’imaginaire"
La conférence a débuté par un exposé détaillé de Francis Berthelot sur les différentes formes que peut prendre le récit suivant quatre paramètres de base, le sujet, l’agent, le processus et le produit, avec de nombreux exemples pour montrer qu’Ovide a, dans ses Métamorphoses, décliné ces différents paramètres de plusieurs façons, et comment la SF a multiplié les possibilités.
A suivi un exposé de Gérard Klein plutôt centré sur la science-fiction française, c.a.d. essentiellement les auteurs postérieurs à 1950, sans oublier toutefois Maurice Renard ou Jacques Spitz.
Sylvie Allouche, en citant un certain nombre de classiques ou d’œuvres de Greg Egan, a mis en évidence les différents types de transformations et leurs implications philosophiques, psychologiques, sociétales.
Enfin Laurent Génefort a insisté sur l’utilisation des transformations du corps dans des situations de space-opera.
Le débat a porté tant sur les relations entre SF et science, les deux points de vue du scientifique et du littéraire, et le fait que le problème est souvent plutôt lié à la technologie, à la pratique, qu’à la science, que sur les implications sociales, les inégalités entre riches et pauvres comme dans l’attitude face aux vaccinations, l’intervention des traditions et idéologies comme dans le cas du foeticide asiatique des embryons féminins, les cas où se pose le problème de la tolérance des différences et des nouveautés…
Enfin quelques questions ont porté sur la situation de la SF vis-à-vis de la « littérature », vis-à-vis de la prospective dont Gérard Klein a souvent rappelé le rôle, vis-à-vis de la politique.
Un débat qui, pour un habitué de la SF, apportait plus une mise au clair et en forme des idées que des informations nouvelles, mais qui présentait certainement un intérêt prononcé pour le non-spécialiste.
vendredi 23 mars 2007
Un séminaire rue d'Ulm le 28 mars
Mercredi 28 mars,16-18h, ENS, 45 rue d'Ulm, salle Beckett
Irène Langlet (Rennes II): La science-fiction, fictions et figures
Présentation : « De la figure à la fiction »
Séminaire de recherche commun du GDR « Fiction » (EHESS, ENS, Paris I, Paris VII, sous la direction de Jean-Marie Schaeffer). Responsables du séminaire : Michel Murat (Paris IV-ENS), Marielle Macé (CNRS-EHESS).
Le séminaire emprunte son titre à une étude récente de Gérard Genette, qui propose de comprendre la figure comme une fiction en germe ou en miniature, et la fiction comme le développement d'une figure prise à la lettre.
Ce rapprochement permet en premier lieu d'aborder sous un angle original des questions relatives à la représentation en littérature. Il invite à comparer deux opérations mimétiques conçues comme deux types de modélisation, et donc à réexaminer les théories centrées sur les notions de modèle, d'analogie et de ressemblance ; il ouvre des vues nouvelles sur le dédoublement de la poétique et de la rhétorique chez Aristote, ou sur les sémantiques du récit et de la métaphore chez Ricour.
Introduisant d'autre part une gradualité dans la fiction, il pose la question de la mimèsis en termes de consistance et de quantité : les figures d'analogie travaillent non seulement avec des objets mais avec des situations, des états de choses, des scénarios impliqués dans des schémas actantiels. Se demander dans quels cas une métaphore produit une histoire, ou comment on passe d'une figure par substitution à un véritable « milieu de fiction », c'est se donner les moyens de surmonter le clivage supposé entre poésie et récit, et de relire une grande partie de la poésie moderne, de Mallarmé au surréalisme.
La fiction romanesque est aussi concernée : le réinvestissement de l'exemple et du cas rhétorique, le rôle de la métamorphose dans la fable, la variation du rapport entre allégorie et fiction de la Renaissance à l'âge classique ; la miniaturisation du romanesque, le refuge ou le reflux de la fiction dans la diction, pour la littérature contemporaine, suffisent à montrer que le rapport fiction/figure fournit un cadre à l'histoire du roman.
On s'intéressera enfin aux modes implicites de validation du discours scientifique. La rhétorique du savoir superpose souvent procédés figuraux et invention de scénarios ou passage à la fiction ; la qualification « littéraire » peut servir d'argument à une disqualification cognitive. Des opérations mimétiques telles que les métaphores à usage semi-conceptuel, les comparaisons transformées en hypothèses, les « univers de diction », doivent être abordées, sans préjugés, dans leurs enjeux épistémologiques.
Anne Besson
