mercredi 11 avril 2007

Souvenirs de Trolls et légendes

Passé le week-end du 7 et 8 avril au festival Trolls et Légendes à Mons
http://www.trolls-et-legendes.be/presentation.htm
http://www.trolls-et-legendes.be/presse/communique.pdf
J'en rapporte quelques souvenirs agréables, d'une manifestation vivante et animée, séparée en 4 espaces, dont deux que j'ai ignorés, l'espace jeux de rôles et l'espace concerts. Le Marché médiéval était trop attrape-clients, même s'il y avait de nombreuses (trop, heureusement, ça calmait) belles choses, et l'espace Littérature-BD comportait de nombreux stands, dont celui du Club Présences d'esprits auquel je participais, et attirait le public. Le dimanche, le stand où Alan lee dédicaçait a, bien sûr, concentré l'animation et la foule. Mais d'autres auteurs, comme Sire Cedric, Laurent Génefort ou dessinateurs, comme Sandrine Gestin qui partageait un stand avec Nahelbeuk, ou Krystal Camprubi, n'ont pas regretté leur venue. De nombreux déguisements, souvent très réussis, des démonstrations... un week-end bien occupé

lundi 9 avril 2007

Une liste de livres

Une petite liste de bons auteurs j'ai découvert de derniers jours :

Robert Heinlein
Robert Silverberg
Clifford D. Simak
Luigi Maria Sarcinella [brésilien]
André Carneiro [le meilleur auteur de Brasil, notre « auteur de sf obsédé sexuel »]

Et j'ai acheté « Le Zone Morte », par Stephen King, un de ses grands livres classiques que je n'ai jamais lus.

Pièce de SF à Paris

2052, c’est aujourd’hui

Est une très jolie pièce montée par quatre acteurs (et un camarade filmé) sur le thème classique de la tentative d’attentat contre un tyran ; ceci étant, le fait que la tyrannie en cause soit liée au réchauffement climatique et à la disparition de la nature n’est pas vraiment innocent, ramener la pièce à une simple resucée d’un scénario classique serait certainement une erreur de compréhension. De même que l’introduction d’images filmées pour les rêves du héros, pour la vision du palier ou pour les actualités, n’est pas un simple truc astucieux pour élargir la scène et marque là encore l’introduction du monde moderne (futur ?) dans la mise en scène. Ce truc avait d’ailleurs déjà servi il y a quelques années pour une autre pièce d’anticipation des mêmes au même théâtre, et cette deuxième version prouve que le truc est maîtrisé et non employé de façon excessive ou abusive.

Que dire de plus ? Qu’il faut aller voir de toute urgence cette pièce qui est jouée vendredi et samedi soir et dimanche en matinée au Théâtre des deux-rêves, 5 passage de Thionville, Paris XIX° (M° Laumière ou Crimée) ; si vous êtes nombreux à aller soutenir les acteurs et créateurs de cette pièce, elle durera.
http://www.webguichet.com/pages/4310/2052_c_est_aujourd_hui_deux_reves_theatre_des

jeudi 5 avril 2007

Quand la SF était "un genre nouveau"

Je viens de relire l’article publié en 1951 dans les Temps Modernes par Stephen Spriel et Boris Vian. Comme rien dans le texte ne permet de séparer les contributions des deux auteurs, je dirai l’auteur…

Et cet article est, d’une certaine façon, un grand oxymore, qui raconte, après une introduction conforme au titre (« un genre qui connaît actuellement aux États-Unis une vogue étonnante »), exactement le contraire de ce qu’il semble annoncer. D’abord, en rappelant les œuvres déjà « anciennes » de Jules Verne, Rosny Aîné, Maurice Renard, il remet en cause le « nouveau » ; ensuite en rejetant la classification par « thèmes » proposée en 1948 par Geoff Conklin, il nous montre comment, même si elle présente un élargissement notable du cadre des récits, la science-fiction ne change en rien les données fondamentales de la littérature.

D’une part, et contrairement à ce que prétendront plus tard ses détracteurs, la science-fiction ne comporte aucune diminution de la recherche de style par rapport au reste de la littérature ; comme ailleurs, il y a des tâcherons qui écrivent n’importe comment, qui sacrifient toute recherche linguistique à un scénario plus ou moins original ; et comme ailleurs les bons auteurs soignent leur écriture.

D’autre part la recherche du dépaysement, le refus de se contenter du monde réel et de l’étudier, que reprochent avec tant d’âpreté les détracteurs, comme cet académicanthrope du Figaro que je ne nommerai pas, n’y est pas plus prononcée que dans tant de livres de littérature « générale » (l’auteur cite par exemple les aventures d’Hornblower).

Bref, en peu de mots, on peut résumer l’article en écrivant que la science-fiction n’est pas un genre nouveau, ce n’est que l’extension à un champ encore inexploré de ce que fait de tous temps la littérature, et les poètes de la science-fiction (Bradbury, Heinlein) ne se distinguent de ceux de la littérature « générale » par aucun trait fondamentalement différent, nouveau, supérieur ou inférieur.

Même si Stephen Spriel, par la création du Rayon Fantastique, a contribué à la création de ce ghetto qu’est aujourd’hui le fandom, on chercherait vainement dans cet article les bases théoriques de cette séparation. Et le lecteur que je suis, convaincu de l’inanité de cette séparation et désireux de voir réintégrée la SF dans le corpus général de la littérature, ne peut qu’approuver ce qu’il vient de lire.

dimanche 1 avril 2007

Faire-part

Sous ce titre, je vais émettre une opinion que je commence à avoir tellement serinée que ceux qui me connaissent en sont saturés. Enfin la revoila exprimée d'une manière légèrement changée:

Faire-part de décès

Oui, le succès du roman de Jodi Picault « Ma vie pour la tienne » marque peut-être un faire-part du décès de la science-fiction comme littérature séparée de la « littérature générale ».

Tant le sujet que le traitement de l’histoire ramènent à la science-fiction ou, si on préfère, à la « speculative fiction » ; que la situation soit (presque) contemporaine ne change rien à ce fait, et que l’auteur ne soit peut-être pas conscient de la chose non plus. Car qu’est-ce donc que la SF sinon une réflexion sur les conséquences éventuelles, morales ou sociales, de l’évolution technico-scientifique ? Et de quoi parle ce roman, si ce n’est d’un tel cas ?

Ou alors, si on tient vraiment à séparer la science-fiction du corpus général, il faudra la restreindre à quelques sous-genres précis : le space-opera, la « hard science », l’uchronie, l’anticipation lointaine. La recentrer sur ce qui a été, au départ, sa motivation et la justification de son nom par Hugo Gernsback ou, 14 ans plus tôt, de la dénomination de « merveilleux scientifique » par Maurice Renard.


Quelques liens sur ce livre:
http://www.pressesdelacite.com/picoult/images/PICOULT_Chapitre1.pdf
http://www.guidelecture.com/critiquet.asp?titre=Ma%20vie%20pour%20la%20tienne
http://forum.femme.lycos.fr/viewtopic.php?p=31773&sid=a80782367198e16be94f7e8c77713cad

mercredi 28 mars 2007

Séminaire sur la fiction SF

Assisté cet après-midi à une conférence de deux heures sur l'écriture de la science-fiction, le passage de la métaphore à sa réification et son application à la science-fiction ou, plus exactement car Irène Langlet qui présentait cette conférence-débat a une vision spécifiquement "anticipation (scientifique)" de la SF, aux romans d'un avenir possible. Je reviendrai sur ce débat après avoir mis à jour notes et photos...

Soirée fantastique à la Cantada

Malpertuis, une nouvelle maison d’éditions fantastiques

Pour la parution des premiers volumes de leurs nouvelles collections et leur nouvelle maison d’éditions Malpertuis, Christophe Thill et Thomas Bauduret recevaient hier soir 27 mars 2007 à la Cantada, bar rock du 11° arrondissement de Paris (la vente de boules Quiès devrait être prévue ;)) par contre les vins (et les bières, pour ceux qui aiment) sont bons).
Les deux premiers volumes parus sont "Le Roi en jaune" de Robert Chambers, un recueil de nouvelles apprécié par les amateurs de fantastique et duquel se sont inspirés maints auteurs, par exemple Lovecraft et MZB), et une anthologie présentée par Anne Duguel, Parfums mortels.
La soirée comprenait la projection d'une adaptation d'une des nouvelles de Chambers, le Signe jaune; très joli film bourré, donc, de références classiques (Aldones et Camilla...)
Une maison d'édition à suivre...