mardi 2 mars 2010

Interfictions 2

Interfictions 2, édité par la Interstitial Arts Foundation, Boston, 2009, 320 p., couverture de Stephen H. Segal avec illustration de Alex Myers, $16, ISBN 978-193152061-4
Il y a aux USA un groupe d'écrivains qui refuse d'appartenir ni à la littérature « générale », ni à un genre déterminé, et qui, pour différentes raisons, prétend créer une littérature « interstitielle », parente de ce que Francis Berthelot désigne comme « transfictions ».
L'abord de l'anthologie Interfictions 2, deuxième du genre donc, n'est pas convaincant: une préface qui place, de façon abusive, l'entreprise sous la référence d'une phrase de GrouchoMarx refusant de faire partie de tout groupe qui accepterait sa candidature. De façon abusive, dis-je, parce que la phrase de G Marx était une auto-dérision sur l'idée d'un groupe qui accepterait la candidature d'un phénomène tel que lui, et le fait qu'il ne s'identifie pas à l'image que les gens ont de lui, alors que le préfacier voudrait en faire une invocation à refuser l'enfermement dans un groupe constitué. Et d'expliquer la nécessité d'une littérature sans carcans de groupes ou de genres; certains auteurs se plaignent d'être rejetés par les groupes constitués en fonction de tels carcans et veulent que ce qu'ils écrivent soit jugé de manière globale et non en fonctions de règles étroites; c'est autrement justifié que le rejet à priori de la constitution de groupes.
Passons; il faudra que je relise la préface, elle m'a paru énoncer des non-principes qui se contredisaient entre eux, à force de citations diverses et, je le répète, contradictoires.
Les deux premiers textes de l'anthologie m'ont paru tout à fait conformes à des types de littgen, de fiction psychologique ou d'autofiction; s'ils ont été rejetés par les revues « mainstream », je ne sais pas pourquoi; ils sont tout à fait dans les règles de la littérature, et de bonne qualité.
Le troisième est un récit fantastique original, mais qui ne viole en rien les règles du « genre » fantastique.
Les deux suivants ont tout à fait leur place dans une revue de science-fiction qui accepte les expériences de pensée; pas une revue dédiée à un « sous-genre » comme le space opera, le cyberpunk ou l'anticipation, encore que je qualifierais volontiers l'exposé de réflexions sur la mémoire comme un jeu de hard science appliquée...
Bref, plus je lis les textes de l'anthologie et moins je vois en quoi ils ne pourraient trouver place dans aucune des branches de la littérature (littgen, fantastique ou science-fiction; à part le texte de Lionel Davoust, écrit pour l'anthologie de contes arthuriens de Lucie Chenu, je n'ai pas rencontré de texte de « fantasy »); pourtant certains auteurs rappellent, en postface, que leurs oeuvres sont refusées par la littgen comme trop connotées par un genre, et par les revues de ce genre comme pas assez conformes. Pour les textes que je classe science-fiction, j'ai peine à croire que des rédac'chefs de revues de SF les refusent comme pas assez marqués. Et dans tous les cas les refus éventuels me semblent prouver, avant tout, l'esprit étroit de l'éditeur de la revue et le refus de toute innovation dans la branche qu'il veut étouffer sous prétexte de la défendre.
Détailler les textes conduirait certainement à vouloir privilégier certains, plus proches de mes goûts; je ne vois aucun motif valable de le faire. Leur variété prouve seulement qu'il n'y a pas de secteur privilégié de la littérature qui serait plus ouvert qu'un autre à la nouveauté ou, de façon inverse, plus intolérant de façon à pousser vers les marges les auteurs créatifs. Cette antho est, pour moi, un rappel de l'unité de la littérature loin de la séparation en « branches » fermées.

jeudi 25 février 2010

Colloque sur l'imaginaire estonien, finlandais et français

Le fantastique et la science-fiction en France, en Estonie et en Finlande
Appel à contribution
Information publiée le vendredi 19 février 2010 par Marielle Macé (source : Katre Talviste (INALCO))
Date limite : 16 mai 2010

Le fantastique et la science-fiction en France, en Estonie et en Finlande

Colloque organisé par

la section d'estonien et la section de finnois de l'INALCO,
le Centre d'étude de l'Europe médiane (CEEM – INALCO),
l'Institut finlandais et

le CIEH & CIEFi – Sorbonne nouvelle


Paris, 19 et 20 novembre 2010


Les littératures de l'imaginaire (fantastique, science-fiction et merveilleux) constituent un terrain relativement neuf dans le domaine de la littérature comparée. Si depuis quelques années il semble que la critique universitaire ait commencé de s'intéresser à ces littératures considérées comme marginales, l'angle comparatiste n'est guère intervenu pour enrichir la réflexion sur leurs formes et leur propos, alors même que ces genres s'y prêtent particulièrement.

En effet, le statut de ces littératures dans ces pays interroge de façon particulièrement aiguë les problématiques de la réception et de la définition des genres. Quelle est la position, en termes de légitimité ou de recevabilité, des littératures de l'imaginaire ? Quelles instances les scrutent et en valident les produits ? Quel spectre couvrent précisément les termes employés en français, en estonien et en finnois pour désigner le fantastique ou le merveilleux ?

Les participants au colloque seront également invités à s'interroger sur les dimensions européenne et nationale de ces genres. Ces différentes littératures ont-elles adopté des modèles différents, émanant de domaines culturels où fantastique et science-fiction abondent, comme les États-Unis ou la Russie soviétique et postsoviétique, ou existe-t-il partout un modèle dominant commun ? Le fantastique et la science-fiction sont-ils également enracinés dans les traditions littéraires locales et le folklore, acquérant ainsi des caractéristiques spécifiquement nationales ? Quelles sont les tendances en matière de traduction (de l'anglais, du russe ou d'autres langues) et comment ces tendances contribuent-elles à la perception de ces genres en France, en Estonie et en Finlande ?

Dans le cadre d'une analyse « métacritique », on pourra s'interroger sur le rapport des courants se réclamant du postmodernisme (ou d'autres valeurs de rupture vis-à-vis du projet littéraire moderne) avec la dominante imaginaire telle qu'elle est illustrée par ces genres, regroupés parfois en France sous l'étiquette de « fiction spéculative ».

Nous proposons de discuter ces questions à l'occasion d'un colloque qui se tiendra à Paris en novembre 2010. Les communications, d'une durée de vingt minutes, pourront être présentées en français ou en anglais. Le titre de la communication (20 minutes) et un résumé de 250 à 300 mots doivent être envoyés avant le 16 mai 2010. Les organisateurs feront connaître les communications sélectionnées avant le 31 mai 2010.

Les résumés doivent être envoyés, ainsi que d'éventuelles questions, à katre.talviste@gmail.com et martin.carayol@gmail.com.

Responsable : Département d'estonien, département de finnois, CEEM - INALCO ; Institut finlandais ; CIEH & CIEFi - Sorbonne nouvelle

Adresse : Section d'estonien - Département de l'Europe centrale et orientale Institut National des Langues et Civilisations Orientales 2, rue de Lille 75343 Paris cedex 07

mercredi 24 février 2010

Jour de la serviette

Jamais trop tôt pour rappeler les choses importantes.
Tous les 25 mai, depuis 2001, année de la mort de l'écrivain anglais Douglas Adams, ses fans se réunissent pour célébrer sa mémoire.

Le principe est simple : le jour de la commémoration, les participants portent une serviette (Towel en anglais) pour porter le deuil. Aujourd'hui ce jour spécial est célébré dans le monde entier. Le 25 Mai, des milliers de personnes postent sur le net des photos d'eux et de leur serviette.

Pourquoi la serviette? dans le tome 1 de H2G2 il est expliqué que ""La serviette est sans doute l'objet le plus vastement utile que puisse posséder le voyageur interstellaire."

En France en 2009, des fans se sont ainsi réunis gare du nord pour reconstituer la scène de la révélation à la grande question de la vie, l'univers et le reste.

La vidéo est ici :
http://betaplayer.dailymotion.com/video/xc989l_jour-de-la-serviette-2009-h2g2-et-4_fun

En 2010, Rendez-vous le 25 MAI 2010 à 19h devant le Centre Georges Pompidou Beaubourg à Paris pour un nouveau Jour de la Serviette. Vous pourrez interpréter vos passages préférés de H2G2 (ou d'autres monuments de l'humour anglais tels les Monty Pythons) et regarder les autres en buvant une bonne tasse de thé. Une soirée avec deux invités de marque : un cachalot et un pot de pétunia.

Cette vidéo a été réalisée par le Grand Ordre de la Serviette (GOS) http://www.gos-uk.fr
Pour plus d'infos sur H2G2 http://www.voyageurgalactique.com

dimanche 14 février 2010

Concours Infini 2010

Avec un peu de retard dû à des problèmes personnels ou de connexion informatique, je rappelle à tout le monde que le concours INFINI est reconduit en 2010.

En résumé, les textes doivent être inédits et longs de 30.000 signes au plus. Il s’agit de SCIENCE FICTION, à l’exclusion notamment de la Fantasy du Fantastique, du Gore etc. Date de remise des textes : 1er mai au plus tard. Soit version papier en 5 exemplaires, soit version électronique. Participation gratuite pour les membres d’Infini. 10 € pour les autres. Le premier prix est de 150 € et, en fonction du nombre de participants, l’ensemble des cotisations est redistribué aux auteurs des meilleurs textes.

Règlement complet sur demande à mon adrelle : xuensf@gmail.com

Alain le Bussy

PS : si vous pouvez, sur d’autre sites, donner un plus grand retentissement à cette annonce, merci d’avance.

samedi 6 février 2010

Metropolis sur Arte


Une soirée à ne pas rater: la projection de la version reconstituée, avec les 25 minutes retrouvées l'an denier à Buenos Aires, de Métropolis de Fritz Lang
vendredi, 12 février 2010 à 20:45
Rediffusions :
Pas de rediffusion
Metropolis
(147mn)
ZDF
Les infos sur le blog d'Arte

vendredi 5 février 2010

Soirée de lancement Actu-SF

A l'occasion de la sortie de La Digitale d'Alfred Boudry et du Serpent D'angoisse de Roland C.Wagner, les éditions Actusf organisent une soirée de lancement le 12 février prochain au Habibi, 44, rue Traversière, 75012 Paris !

Vous êtes tous les bienvenus !

Les auteurs seront présents pour dédicacer leurs ouvrages !

(entrée libre. Rendez-vous à partir de 19h)

Plus d'infos sur les livres :

mercredi 3 février 2010

Prix Merlin 2010

Le premier tour du prix Merlin 2010 est officiellement lancé. Porté par le Club Présences d'Esprits, ce prix récompense un roman et une nouvelle de fantasy ou de fantastique parus l'année précédente. Il s'agit d'un prix du public et le vote se fait en deux tours.

Les votes du premier tour sont ouverts jusqu'au 31 mars et vous pouvez sélectionner jusqu'à trois titres dans chaque catégorie. Les finalistes seront annoncés lors de l'assemblée générale du club Présences d'Esprits.

Pour voter direction le site du prix Merlin