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jeudi 28 octobre 2010

Dédicace pour le Brigade chimérique


Dédicace pour La brigade chimérique !
Demain, Vendredi 29, dès 15h, à Album Comics, 67 Bd Saint Germain, Paris.
En présence de Gess et Serge Lehman.

mardi 29 décembre 2009

Un long fil sur ActuSF

Le fil à tirer les paquebots

Tout est parti de la réaction de Serge Lehman, contre une mauvaise interprétation par Roland C Wagner sur son blog de la notion de « métaphysique » et de son assimilation contestable faite par Serge Lehman dans sa préface à Retour sur l'horizon, à celle du « sense of wonder » qui est une des caractéristiques de la science-fiction. Serge a lancé un fil pour défendre sa thèse (rebaptisée hypothèse, mais comme il la considère comme prouvée par les conséquences qu'il en tire et à partir desquelles, par un cercle logique vicieux, il prétend la démontrer) selon laquelle le rejet systématique de la métaphysique par certain esprit cartésien (dois-je rappeler que j'emploie ce terme pour désigner le refus de tout doute et de toute analyse face aux évidences du « bon sens » et de la tradition sorbonnarde, contre lesquels Descartes n'a eu raison qu'hors de France) et académique serait dû essentiellement à la présence de réflexions métaphysiques, alias sens du merveilleux.
Je n'ai pas lu toutes les pages du fil, mais je ne peux m'empêcher de rester convaincu
de ce que, si Roland a émis des critiques inadaptées à l'idée de Serge Lehman, cette idée ne me convainct pas ;
de ce que la « démonstration » par Lehman tient, exclusivement, à l'étalage de nombreux exemples non exhaustifs et à l'affirmation du principe d'autorité « j'ai trente ans de réflexion derrière ma thèse, elle ne peut pas être fausse » ;
de ce qu'à côté de faits réels, par exemple la présence de réflexions métaphysiques plus ou moins voyantes dans une partie des oeuvres de SF (mais, comme je l'ai fait remarquer, les critiques de la SF savent reconnaître et apprécier la métaphysique dans des oeuvres de littgen, où elle n'est pas moins présente qu'en SF), prétendre que c'est cette présence éventuelle qui serait le motif caché du rejet de la SF par l'establishment littéraire, que les motifs déjà connus ne suffiraient pas à expliquer, me paraît faux.
Là dessus, le fil a divergé dans plusieurs directions, dont la recherche de définitions de la SF qui expliqueraient son déni. J'ai plusieurs fois exposé différents points, en particulier l'existence de SFs multiples et variées.
Au sens strict, à mes yeux, la SF est un mouvement artistique qui s'est constitué aux États-Unis sous l'impulsion de Hugo Gernsback et de sa revue Amazing stories, puis des autres pulps et des idées mises en avant dans Astounding stories par Jack Campbell. Que le lancement d'un tel mouvement ait été tenté en France en 1913 par Maurice Renard, puis ait échoué, en partie à cause de la guerre, en partie aussi parce que Renard prétendait s'adresser aux auteurs confirmés et établis, alors que Gernsback, 13 ans plus tard, s'adressait aux lecteurs et aux auteurs potentiels et non aux critiques, et que, si les bases du mouvement existaient en France, en Angleterre, en Allemagne, en Russie,... depuis au moins cinquante ans, le mouvement ne s'est structuré dans tous les pays où il existe désormais qu'autour des bases américaines (pulps, conventions, fandom,...).
Que dans tous les pays (cela vaut même pour les États-Unis), coexistent avec la SF sous étiquette, collections, rayons de librairies, ... un certain nombre d'oeuvres écrites sans référence explicite au mouvement et qui en présentent certains aspects et pas certains autres; doit-on les appeler oeuvres de SF? ou de proto-SF quand il s'agit d'oeuvres antérieures à 1926 aux USA, à 1950 ailleurs? Ça peut faire l'objet d'une discussion.
Que la SF (avec ou sans étiquette) regroupe des oeuvres à visée purement récréative, des histoires d'aventure (spatiale, exotique, etc...), destinées au public dit « populaire », et d'autres oeuvres à visée de réflexion spéculative, voire de création littéraire, destinées à un public plus restreint. Le déni dont le fil s'occupe n'a certainement pas le même sens pour les deux catégories d'oeuvres; d'ailleurs, les anti-SF font semblant de ne voir que les oeuvres de première actégorie pour mieux rejeter les autres...

À suivre; je n'ai pas encore commenté les interventions, assez justes, mais AMA inparfaites, de Gérard Klein. J'essayerai d'en rappeler l'essentiel, et sur quels points je diverge, moins qu'avec Serge ou Roland, avec son opinion.

vendredi 30 octobre 2009

Utopiales, suite

Journée passée entièrement sur la "planète" Shayol, à suivre les proincipaux débats et à regarder les films amateurs du soir.
Les débats ont essentiellement tourné sur des thèmes classiques, nouveaux pour les visiteurs, connus par les vieux fans: la Sf et l'art de se préserver des dangers, la quête de l'immortalité, l'aspect "fantasy" du space opera (le mot fantasy a été gommé et oublié très vite, même si le retour des archétypes mythologiques a été largement discuté), le thème de la fin du monde. Ceci étant, certains intervenants, Serge Lehman en particulier, Ayerdahl, ou Stéphane Beauverger, ont su introduire de temps à autre des idées et des remarques inattendues.
La soirée consacrée aux fanfilms des "Gardiens", Damned et F Corporation (j'oublie le nom, honte à moi) a été plus qu'amusante.

samedi 17 octobre 2009

10 ans de Lunes d'encre à Millepages

Olivier Rubinstein , directeur général des éditions Denoël ,
et la librairie Millepages sont heureux de vous inviter
à la soirée des dix ans de la collection
Lunes d’encre dirigée par Gilles Dumay



LE JEUDI 22 OCTOBRE 2009



18H30 : Philippe Curval, Thomas Day, Catherine Dufour,
Eric Holstein et Serge Lehman dédicacent

RETOUR SUR L’HORIZON
Quinze grands récits de science-fiction

19H30 : ouverture des festivités et apéritif dînatoire.

Librairie Millepages
91, rue de Fontenay
94300 Vincennes
T : 01 43 28 04 15
www.millepages.fr

mardi 29 septembre 2009

La Ville future au Genre Urbain (rappel)

Xavier Capodano, de la librairie Le Genre Urbain, organise une rencontre le mercredi 30 septembre à 19h30, à sa librairie, pour parler de "la ville future dans la littérature contemporaine française" avec Serge Lehman & Catherine Dufour

Il y aura, en table, une sélection d'ouvrages sur le sujet, de Paris au XXe siècle à la trilogie de Stéphane Beauverger Chromozone, plus évidemment les ouvrages des participants (notamment les volumes disponibles de La Brigade chimérique), participants auxquels vous pourrez demander une petite dédicace.

Le Genre urbain - Librairie
30, rue de Belleville - 75020 Paris
Tel : 01 44 62 27 49 - Fax : 01 44 62 27 55
Le Genre Urbain sur la toile
Mardi - samedi : 10h00-19h30
Dimanche : 11h00-18h00
Fermé le lundi

lundi 31 août 2009

Rencontre sur "La ville future dans la littérature"

Xavier Capodano, de la librairie Le Genre Urbain, organise une rencontre le mercredi 30 septembre à 19h30, à sa librairie, pour parler de "la ville future dans la littérature contemporaine française" avec
- Serge Lehman
&
- Catherine Dufour

Il y aura, en table, une sélection d'ouvrages sur le sujet, de Paris au XXe siècle à la trilogie de Stéphane Beauverger Chromozone, plus évidemment les ouvrages des participants (notamment les volumes disponibles de La Brigade chimérique) auxquels vous pourrez demander une petite dédicace.

Informations pratiques

Le Genre urbain - Librairie
30, rue de Belleville - 75020 Paris
Tel : 01 44 62 27 49 - Fax : 01 44 62 27 55
Le Genre Urbain sur la toile
Mardi - samedi : 10h00-19h30
Dimanche : 11h00-18h00
Fermé le lundi

mercredi 4 mars 2009

A propos de l'anthologie SF de Serge Lehman

Du nouveau sur l'anthologie de Serge Lehman
Nouvelle reçue du site fantasy.fr
Serge Lehman nous parle de son anthologie de science-fiction à paraître chez Lunes d'encre. Au programme : les auteurs sélectionnés, un changement de titre et une synthèse des textes reçus durant l'appel à textes.

vendredi 18 janvier 2008

Appel à textes de Serge Lehman

Je transmets:
En octobre 2009, les éditions Denoël fêteront les dix ans de la collection Lunes d’Encre. A cette occasion, Olivier Rubinstein et Gilles Dumay m’ont demandé de composer une anthologie provisoirement intitulée « Escales 2010 ».

Cette anthologie est ouverte à tous les auteurs francophones sans distinction, y compris les débutants. Elles ne comprendra que des nouvelles de science-fiction inédites, qui devront pouvoir être lues indépendamment de toute œuvre extérieure (pas de spin-off, de suites, de prequels ou de déclinaisons d’un autre livre, donc). La longueur maximum est de 180 000 signes.

Les manuscrits (pas de fichiers électroniques) sont à adresser en un exemplaire à : Lunes d’Encre, éditions Denoël, 9 rue du Cherche-Midi, 75 278 Paris cédex 06. Ils devront être présentés au format professionnel : 25 lignes de 60 signes, double interlignage, recto seulement. Le nom, l’adresse et (le cas échéant) l’e-mail des auteurs devront figurer sur la première page. Les auteurs ne possédant pas d’e-mail joindront une enveloppe timbrée à leur adresse. Aucun manuscrit ne sera retourné.

La date de remise des textes est fixée au 31 décembre 2008. Aucune réponse ne sera donnée avant.

Les auteurs sélectionnés se partageront 5000 euros d'avance sur droits, calculés au pro-rata des pages que leur texte occupera dans l'anthologie et payés au moment de l'envoi des épreuves. Ces droits seront calculés sur 6% du prix hors taxe du livre dans son édition Lunes d'encre et 5% du prix HT du livre dans le cadre d'une éventuelle collection poche. En contrepartie de cette somme, les auteurs s'engagent à ne pas republier leur texte pendant trois ans à dater de la parution, y compris sur Internet (à l'exception d'éventuelles traductions à l'étranger).

...

A ces données froidement objectives, j’ajoute un commentaire plus chaud. Quand j’ai fait « Escales sur l’horizon », en 1998, la SF française émergeait d’un trou noir de près de dix ans (d’où l’éclat exceptionnel de « Génèses », l’anthologie d’Ayerdhal à qui je veux encore une fois rendre hommage). L’hostilité de la presse restait virulente et les lecteurs des collections spécialisées eux-mêmes se méfiaient des auteurs du cru. Ceci explique le ton pédagogique du paratexte et l’insistance avec laquelle j’avais demandé aux auteurs de « jouer le jeu du genre » tout en mettant l’accent sur le récit.

Les conditions ont changé. Certes, on trouve encore, ici et là, quelques critiques définitivement bloqués pour qui « écrire de la SF est un aveu d’échec » mais dans l’ensemble, la curiosité a remplacé l’hostilité. Quant à la génération actuelle d’auteurs français, elle est à bien des égards exceptionnelle.

Je ne donne donc aucune consigne littéraire cette fois-ci. Il n’est pas dans mon intention de faire d’ « Escales 2010 » un outil de propagande ni un manifeste générationnel (je serais ravi d’avoir au sommaire des grands anciens comme des débutants). Je souhaite juste publier un grand livre de science-fiction, rempli d’histoires splendides. Un livre intense où s’exprimeront les voix du moment, aussi claires et puissantes que possible. Un livre qui nous rendra fiers. Donnez-nous, simplement, le meilleur de vous-mêmes.

Bon courage à tous.

Amitiés,
Serge Lehman