Affichage des articles dont le libellé est Gérard Klein. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gérard Klein. Afficher tous les articles
lundi 30 juillet 2018
Prix européens 2018
Egalement décernés à Amiens samedi 22 juillet, les prix de l'ESFS, dont je vous invite à aller consulter la liste complète sur le site Locus, ont récompensé cette année
Grand Maître Gérard Klein
Meilleur Magazine Angle Mort
Meilleur livre de fiction La Maison Aubépine, par Aliette de Bodard Fleuve éditions
Meilleure publication Internet hors fanzines Noosfère
Meilleure présentation dramatique Valerian et la Cité des Mille soleils, par Luc Besson
Chrysalis Award (artiste prometteur) Nicolas Sarter
Libellés :
Aliette de Bodard,
Amiens,
Angle mort,
ESFS Awards,
Gérard Klein,
Luc Besson,
Nicolas Sarter,
Noosfère,
Valerian
vendredi 25 novembre 2016
Un débat au NUMA avant-hier sur la SF et la prospective
Organisé par le Social Media Club et le NUMA de Paris, ce débat s'intitulait "La Science Fiction est-elle une science prospective?" et réunissait Gérard Klein, économiste en retraite et auteur et éditeur de SF connu, Aurélien Fache, créateur de ^plusieurs sociétés de l'Internet, Thierry Keller, directeur de la rédaction d'Usbek et Rica, Francis Pisani, chercheur spécialisé dans la réflexion sur les sciences de l’information et de la communication. Un certain n,ombre de choses intéressantes ont été dites ou rappelées, mais c'est aux omissions que je consacrerai cette réflexion.
Tout le monde a rappelé que la SF n'est pas une science. La prospective en est-elle une, malgré ses prétentions?
On remarque avec plaisir et surprise les quelques prévisions de certains romans qui se sont avérées réalisées,en rappelant combien ne l'ont pas été. Il est d'ailleurs notoire que certaines idées des romanciers ont créé des attentes et des désirs, et que c'est de ces attentes que sont sorties certaines des réalisations effectives, à commencer par le communicateur de Star trek sous forme de téléphone portable. Mais pourquoi, même si on a bien rappelé que la part de prévisions de la SF réalisées était finalement assez faible, n'a-t-on pas remarqué une seule fois que la prospective avait un déchet d'autant plus important qu'elle se prétend rigoureuse et scientifique, face à la SF littéraire? Relisez les livres de prospective des années 90 ou antérieures, et demandez-vous combien de lignes sont valides encore aujourd'hui.
Mais le reproche le plus grave que je ferai à ce débat et que j'ai d'ailleurs signalé, en espérant ne pas avoir la justesse des prédictions de Cassandre, c'est qu'il reposait entièrement sur le sous-entendu d'un progrès qui continuerait à s'accélérer, à avancer. Alors même que l'évolution politique et sociale, de plus en plus accentuée depuis le 8 novembre dernier, va dans le sens d'un retour en arrière brutal, de la remise en cause de toutes les avancées récentes et plus encore de celles envisagées à plus ou moins long terme, en particulier des promesses du transhumanisme. L"'opinion publique ne croit plus au progrès, ne voit que des dangers dans la poursuite des créations nouvelles, scientifiques, techniques, sociales. Le résultat: des votes destructifs comme celui du Brexit ou les élections autrichienne, états-unienne, sans oublier celles à venir en France, des politiques de remise en cause sociale et morakle profonde, les fondamentalismes et djihadismes des grandes religions, y compris le bouddhisme et l'hindouisme...
J'ai eu l'impression de voir, au pied d'un volcan dont la lave bout, discuter de la création d'une piscine ou d'une salle de jeux. L'univers veuille, dans une suspension de sa perversité croissante, démentir cette impression...
samedi 12 mai 2012
Prix ESFS remis à Gérard Klein
Hier soir, j'ai enfin remis à Gérard Klein le prix remporté par Ailleurs et demain à la Convention Européenne de Zagreb.
Libellés :
Ailleurs et demain,
ESFS,
Gérard Klein,
Zagreb
mardi 12 avril 2011
Rencontres à la BNF
Deux rencontres sont prévues à la Bibliothèque Nationale de France autour des Etats Unis et la Science Fiction.
Les portes de la perception (30 avril) : Norman Spinrad, Jacques Baudou. Modérateur : François Angelier
Plus d'infos
Les auteurs de SF américains et la contre-culture en France (14 mai) : Gérard Klein, Stan Barets. Modérateur : Roger Musnik
Plus d'infos
Rencontres projetées
SF et Post-Modernisme
La singularité
La présentation :
Les USA et l’expérience de la Science-Fiction
Présentation générale d’un projet d’une série de rencontres consacrées à la SF aux USA à la Bibliothèque nationale de France
Il est fréquent de dire qu’aux Etats-Unis les mythes de l’espace et de la Limite remplacent celui de l’histoire. La spécificité du roman américain est liée à cet inconscient particulier. Les œuvres qui donnent à la littérature américaine son épine dorsale sont autant de préalables à l’invention d’un monde fantasmé en même temps que colonisé. Elles sont sauvages et minutieuses autant que parodiques. Dans les Histoires extraordinaires d’Edgard Poe, dans Moby Dick, de Melville le regard est modelé par la science positive, hanté par un fantasme d’encyclopédisme, habité du pressentiment de l’irréel, de la folie, de l’abîme. Ces ingrédients, exacerbés plus tard dans l’œuvre d’un Lovecraft, modèlent l’imaginaire américain.
1. Contre-culture
Pour Norman Spinrad, la Science-Fiction assume depuis les années 60-70 l’héritage du transcendantalisme d’Emerson et de Thoreau et perpétue une forme de contestation sociale et métaphysique. Comme le mouvement Beat, la SF relate l’épopée de solitaires ou de marginaux dans les fissures d’un univers carcéral ; à son tour elle pousse les portes de la perception et se tourne vers de plus anciennes cultures. Parfois contre leur propre gré, des auteurs comme Philip K Dick ou Kurt Vonnegut deviennent, dans les années 70, des étendards de la contre-culture. Dans les années 80, William Gibson, père, avec le roman Neuromancien du genre « cyberpunk » se réclame de Kerouac, Ginsberg, et Burroughs.
La science fiction américaine a également nourri la contre-culture française des mêmes années. La traduction des auteurs phares de la SF américaine fournit ainsi des références que partagent de nombreux acteurs culturels (artistes, auteurs, critiques, etc.) de notre époque en France. Ainsi, Richard Pinhas, pionnier de la musique électronique est aussi un théoricien de la science-fiction. Son essai : Les larmes de Nietzsche. Essai sur Deleuze et la musique a d’ailleurs été préfacé par Maurice Dantec.
2. Post-modernisme
Le roman post-moderne américain n’a pas, comme le Nouveau Roman français, restreint le domaine de la narration, ni d’abord fait porter d’abord à la syntaxe de la phrase le poids de sa suspicion. La méfiance s’est exprimée par une prolifération. Au lieu d’abandonner l’artefact, on l’a multiplié, au lieu de se draper dans le langage, on a mis au carré son pouvoir d’illusion.
La Science-Fiction, de cette façon, occupe une place de choix dans le roman post-moderne américain. Elle dispose à sa guise de ce que la critique littéraire veut périmer : elle écrit ce qu’elle veut, comme elle veut du moment qu’elle est cohérente avec l’univers qu’elle installe, parle sans complexes du chaos, de la désorientation, du vide, de l’horreur… Aussi la métaphysique romanesque américaine en est-elle imbibée : Vonnegut en est un maître, Pynchon en utilise les outils, et pour conduire sa méditation sur le mal, Cormac MacCarthy choisit dans La route le décor d’un désert post-apocalyptique. Dans le roman de SF, « tout est signe »: l’auteur peut jouer avec les univers qu’il invente comme s’ils étaient des mots, déconstruire la fiction tout en demeurant fiction.
3. La singularité ?
La science-fiction manifeste enfin une propension très ancrée dans l’esprit américain à fantasmer et modeler librement de grands espaces vides. Pour Spinrad, « (…) l’Amérique (…) a depuis sa naissance été pour les peuples de la Terre un rêve d’avenir, une sorte de spéculation science-fictionnesque concrétisée ». La SF exprime quelque chose de l’optimiste technologique américain, de la confiance parfois effrayante dans le progrès. L’imaginaire des principaux acteurs de la Silicon Valley est pour une large part un imaginaire de Science-Fiction.
On s’intéressera particulièrement au transhumanisme que prône Raymond C. Kurzweil, dont les romans de Spinrad et surtout de William Gibson donnent un avant goût, et au thème de la Singularité, ce point de rupture de l’évolution popularisé par Vernor Vinge, consacrant l’avènement d’une intelligence collective en croissance exponentielle (on notera que Larry Page, co-fondateur de Google, est un des plus puissants soutiens de la Singularity University).
Et un autre article de présentation :
Quatre Très Grands Livres, un Labyrinthe qui cache un Enfer, un Jardin hanté par un lapin légendaire… La Bibliothèque Nationale à Tolbiac éveille vite des réminiscences de Science-Fiction.
De fait, la SF n’est plus en terra incognita à la BnF. Collecte d’abord. Clément Pieyre constitue depuis 2006 un fonds de manuscrits et d’archives destiné à faire référence, où Gérard Klein, Jean-Pierre Andrevon rejoignent Jules Verne et Villiers de l'Isle-Adam. Acquisitions ensuite : la bibliothèque d’étude de Tolbiac, le Haut-de-Jardin, fait peau neuve et les conservateurs s’abandonnent plus volontiers à ce club très ouvert des « mauvais genres » où se fréquentent en toute liberté la SF, le fantastique et le polar. Mauvais genres, soit dit-en passant, souvent issus de hautes lignées car les fondateurs de dynasties s’appellent Edgar Allan Poe ou Lord Dunsany.
L’année 2011 sera, à tous points de vue, une année faste. En partenariat avec la BnF, une exposition, Science et fiction, aventure croisée, se tient jusqu’en juillet à la Cité des Sciences de la Villette. De son côté, le labo BnF met à disposition du public des technologies « de rupture » : les prototypes de papier électronique et les interfaces de réalité augmentée font ainsi écho aux ouvrages de William Gibson disponibles en libre accès. Pour une institution comme la BnF concernée au premier chef par les évolutions des NTIC, la SF est plus qu’un genre littéraire ; c’est une « boîte à idées » qui l’accompagne dans la réflexion sociétale, anthropologique, philosophique que les bouleversements en cours l’invitent à mener.
Pour détailler le contenu de cette « boîte », plusieurs rencontres sont prévues. Les premières traiteront des liens qui unissent la science-fiction et la contre-culture aux Etats-Unis et en France dans les années 60 et 70. Laboratoire littéraire, artistique, outil de contestation sociale, terrain d'expérimentation métaphysique, la science-fiction outre-atlantique noue à cette époque des liens étroits avec les mouvements protestataires. La traduction française des maîtres américains provoque de son côté une secousse durable : il suffit pour s’en convaincre de rappeler l’influence exercée encore récemment par cette littérature sur le travail d’un écrivain comme Michel Houellebecq. Côté musique, Richard Pinhas, pionnier de la musique électronique est aussi un théoricien de la science-fiction. Son essai : Les larmes de Nietzsche. Essai sur Deleuze et la musique a d’ailleurs été préfacé par Maurice Dantec.
Le 30 avril 2011, la BnF recevra Norman Spinrad, auteur de Jack Barron et l’éternité, qui s’entretiendra avec Jacques Baudou et François Angelier de ses rapports avec la Beat Generation et en particulier avec William Burroughs qui exerça une forte influence sur lui. Le 14 mai 2011, Stan Barets et Roger Musnik Gérard Klein, auteur d’une œuvre importante (dont Les seigneurs de la guerre), et éditeur en France de Robert Heinlein, Philip K. Dick, Franck Herbert ou d’ailleurs… Norman Spinrad.
Les portes de la perception (30 avril) : Norman Spinrad, Jacques Baudou. Modérateur : François Angelier
Plus d'infos
Les auteurs de SF américains et la contre-culture en France (14 mai) : Gérard Klein, Stan Barets. Modérateur : Roger Musnik
Plus d'infos
Rencontres projetées
SF et Post-Modernisme
La singularité
La présentation :
Les USA et l’expérience de la Science-Fiction
Présentation générale d’un projet d’une série de rencontres consacrées à la SF aux USA à la Bibliothèque nationale de France
Il est fréquent de dire qu’aux Etats-Unis les mythes de l’espace et de la Limite remplacent celui de l’histoire. La spécificité du roman américain est liée à cet inconscient particulier. Les œuvres qui donnent à la littérature américaine son épine dorsale sont autant de préalables à l’invention d’un monde fantasmé en même temps que colonisé. Elles sont sauvages et minutieuses autant que parodiques. Dans les Histoires extraordinaires d’Edgard Poe, dans Moby Dick, de Melville le regard est modelé par la science positive, hanté par un fantasme d’encyclopédisme, habité du pressentiment de l’irréel, de la folie, de l’abîme. Ces ingrédients, exacerbés plus tard dans l’œuvre d’un Lovecraft, modèlent l’imaginaire américain.
1. Contre-culture
Pour Norman Spinrad, la Science-Fiction assume depuis les années 60-70 l’héritage du transcendantalisme d’Emerson et de Thoreau et perpétue une forme de contestation sociale et métaphysique. Comme le mouvement Beat, la SF relate l’épopée de solitaires ou de marginaux dans les fissures d’un univers carcéral ; à son tour elle pousse les portes de la perception et se tourne vers de plus anciennes cultures. Parfois contre leur propre gré, des auteurs comme Philip K Dick ou Kurt Vonnegut deviennent, dans les années 70, des étendards de la contre-culture. Dans les années 80, William Gibson, père, avec le roman Neuromancien du genre « cyberpunk » se réclame de Kerouac, Ginsberg, et Burroughs.
La science fiction américaine a également nourri la contre-culture française des mêmes années. La traduction des auteurs phares de la SF américaine fournit ainsi des références que partagent de nombreux acteurs culturels (artistes, auteurs, critiques, etc.) de notre époque en France. Ainsi, Richard Pinhas, pionnier de la musique électronique est aussi un théoricien de la science-fiction. Son essai : Les larmes de Nietzsche. Essai sur Deleuze et la musique a d’ailleurs été préfacé par Maurice Dantec.
2. Post-modernisme
Le roman post-moderne américain n’a pas, comme le Nouveau Roman français, restreint le domaine de la narration, ni d’abord fait porter d’abord à la syntaxe de la phrase le poids de sa suspicion. La méfiance s’est exprimée par une prolifération. Au lieu d’abandonner l’artefact, on l’a multiplié, au lieu de se draper dans le langage, on a mis au carré son pouvoir d’illusion.
La Science-Fiction, de cette façon, occupe une place de choix dans le roman post-moderne américain. Elle dispose à sa guise de ce que la critique littéraire veut périmer : elle écrit ce qu’elle veut, comme elle veut du moment qu’elle est cohérente avec l’univers qu’elle installe, parle sans complexes du chaos, de la désorientation, du vide, de l’horreur… Aussi la métaphysique romanesque américaine en est-elle imbibée : Vonnegut en est un maître, Pynchon en utilise les outils, et pour conduire sa méditation sur le mal, Cormac MacCarthy choisit dans La route le décor d’un désert post-apocalyptique. Dans le roman de SF, « tout est signe »: l’auteur peut jouer avec les univers qu’il invente comme s’ils étaient des mots, déconstruire la fiction tout en demeurant fiction.
3. La singularité ?
La science-fiction manifeste enfin une propension très ancrée dans l’esprit américain à fantasmer et modeler librement de grands espaces vides. Pour Spinrad, « (…) l’Amérique (…) a depuis sa naissance été pour les peuples de la Terre un rêve d’avenir, une sorte de spéculation science-fictionnesque concrétisée ». La SF exprime quelque chose de l’optimiste technologique américain, de la confiance parfois effrayante dans le progrès. L’imaginaire des principaux acteurs de la Silicon Valley est pour une large part un imaginaire de Science-Fiction.
On s’intéressera particulièrement au transhumanisme que prône Raymond C. Kurzweil, dont les romans de Spinrad et surtout de William Gibson donnent un avant goût, et au thème de la Singularité, ce point de rupture de l’évolution popularisé par Vernor Vinge, consacrant l’avènement d’une intelligence collective en croissance exponentielle (on notera que Larry Page, co-fondateur de Google, est un des plus puissants soutiens de la Singularity University).
Et un autre article de présentation :
Quatre Très Grands Livres, un Labyrinthe qui cache un Enfer, un Jardin hanté par un lapin légendaire… La Bibliothèque Nationale à Tolbiac éveille vite des réminiscences de Science-Fiction.
De fait, la SF n’est plus en terra incognita à la BnF. Collecte d’abord. Clément Pieyre constitue depuis 2006 un fonds de manuscrits et d’archives destiné à faire référence, où Gérard Klein, Jean-Pierre Andrevon rejoignent Jules Verne et Villiers de l'Isle-Adam. Acquisitions ensuite : la bibliothèque d’étude de Tolbiac, le Haut-de-Jardin, fait peau neuve et les conservateurs s’abandonnent plus volontiers à ce club très ouvert des « mauvais genres » où se fréquentent en toute liberté la SF, le fantastique et le polar. Mauvais genres, soit dit-en passant, souvent issus de hautes lignées car les fondateurs de dynasties s’appellent Edgar Allan Poe ou Lord Dunsany.
L’année 2011 sera, à tous points de vue, une année faste. En partenariat avec la BnF, une exposition, Science et fiction, aventure croisée, se tient jusqu’en juillet à la Cité des Sciences de la Villette. De son côté, le labo BnF met à disposition du public des technologies « de rupture » : les prototypes de papier électronique et les interfaces de réalité augmentée font ainsi écho aux ouvrages de William Gibson disponibles en libre accès. Pour une institution comme la BnF concernée au premier chef par les évolutions des NTIC, la SF est plus qu’un genre littéraire ; c’est une « boîte à idées » qui l’accompagne dans la réflexion sociétale, anthropologique, philosophique que les bouleversements en cours l’invitent à mener.
Pour détailler le contenu de cette « boîte », plusieurs rencontres sont prévues. Les premières traiteront des liens qui unissent la science-fiction et la contre-culture aux Etats-Unis et en France dans les années 60 et 70. Laboratoire littéraire, artistique, outil de contestation sociale, terrain d'expérimentation métaphysique, la science-fiction outre-atlantique noue à cette époque des liens étroits avec les mouvements protestataires. La traduction française des maîtres américains provoque de son côté une secousse durable : il suffit pour s’en convaincre de rappeler l’influence exercée encore récemment par cette littérature sur le travail d’un écrivain comme Michel Houellebecq. Côté musique, Richard Pinhas, pionnier de la musique électronique est aussi un théoricien de la science-fiction. Son essai : Les larmes de Nietzsche. Essai sur Deleuze et la musique a d’ailleurs été préfacé par Maurice Dantec.
Le 30 avril 2011, la BnF recevra Norman Spinrad, auteur de Jack Barron et l’éternité, qui s’entretiendra avec Jacques Baudou et François Angelier de ses rapports avec la Beat Generation et en particulier avec William Burroughs qui exerça une forte influence sur lui. Le 14 mai 2011, Stan Barets et Roger Musnik Gérard Klein, auteur d’une œuvre importante (dont Les seigneurs de la guerre), et éditeur en France de Robert Heinlein, Philip K. Dick, Franck Herbert ou d’ailleurs… Norman Spinrad.
dimanche 20 février 2011
Colloque à la Cité des Sciences
Colloque à la Cité des sciences et de l’industrie le samedi, 12 mars 2011
9h30: accueil salle Jean-Painlevé - Michèle Descolonges, Présidente de
l'ASTS et N. de la Cité des sciences et de l'industrie.
9h45: Qu'est-ce qu'être humain? - conférence introductive par Gérard
Klein, économiste, auteur et éditeur de SF.
10h30: Présentation de films - «District 9» et «Galaxy Quest» par
Danièle André, angliciste.
11h-12h30: Étrangers et mutants contre natifs - table ronde avec: Sylvie
Allouche, philosophe; Gérard Noiriel, historien; Michel Paty, philosophe
des sciences.
14h: Présentation de films - «Bienvenue à Gattaca» par Charles
Lecellier, biologiste; «Blade runner» par Michel Juffé, philosophe.
15h-17h: Peut-on fabriquer des humains? - table ronde avec: Jean-Michel
Besnier, philosophe; Patrick Le Gall, cinéaste; Marika Moisseeff, ethnologue
http://www.asts.asso.fr/site/art.php?id=850
9h30: accueil salle Jean-Painlevé - Michèle Descolonges, Présidente de
l'ASTS et N. de la Cité des sciences et de l'industrie.
9h45: Qu'est-ce qu'être humain? - conférence introductive par Gérard
Klein, économiste, auteur et éditeur de SF.
10h30: Présentation de films - «District 9» et «Galaxy Quest» par
Danièle André, angliciste.
11h-12h30: Étrangers et mutants contre natifs - table ronde avec: Sylvie
Allouche, philosophe; Gérard Noiriel, historien; Michel Paty, philosophe
des sciences.
14h: Présentation de films - «Bienvenue à Gattaca» par Charles
Lecellier, biologiste; «Blade runner» par Michel Juffé, philosophe.
15h-17h: Peut-on fabriquer des humains? - table ronde avec: Jean-Michel
Besnier, philosophe; Patrick Le Gall, cinéaste; Marika Moisseeff, ethnologue
http://www.asts.asso.fr/site/art.php?id=850
Libellés :
Cité des Sciences,
Gérard Klein,
Marika Moisseeff,
Sylvie Allouche
jeudi 10 février 2011
Conférence sur les auteurs américains de SF et la contre-culture
La BNF organise le Samedi 14 mai 2011 de 11h à 12h une conférence sur Les auteurs de science-fiction américains et la contre-culture en France, avec Gérard Klein et Stanislas Barets (information à confirmer), dans le cadre de ses Samedis des savoirs.
Plus d'infos ici
Plus d'infos ici
samedi 21 novembre 2009
Sèvres 2009
Rappel à toutes fins utiles:
Les 6èmes Rencontres de l'Imaginaire, le Festival de SF et de fantasy de Sèvres auront lieu au Sel le samedi 12 décembre 2009, de 10h30 à 18h30.
Cette année notre invité d'honneur est Gérard Klein, auteur et directeur de la célèbre collection à la couverture métallisée qu'il a créée, "Ailleurs & Demain" chez Robert Laffont, collection mise à l'honneur pour ses 40 ans d'existence: une rétrospective de la collection est visible à la Bibliothèque de Sèvres depuis le 12 novembre. Il en va de même pour les expositions, au Sel, de Martine Fassier, Jean-Yves Kervévan et Jackie Paternoster avec, en bonus, une exposition de toutes les couvertures de "Valérian" prêtées gracieusement par Jean-Claude Mézières.
Cerise sur le gâteau: le 12 décembre, vous serez accueillis par la superbe affiche de Caza en 3D grâce à un dispositif spécial - et pas besoin de lunettes colorées. Je vous laisse la surprise de la découverte !
Pour l'affiche et le programme des 4 conférences de la journée ainsi que la liste de la cinquantaine d'auteurs, artistes et illustrateurs invités et de la vingtaine d'associations et fan éditeurs, il vous suffit d'aller sur les sites amis:nooSFere
Actu_SF
L'Oeil du Sphinx ou même
sur la ville de Sèvres .
Adresse et moyens de transport y sont aussi précisés.
Au plaisir de vous y voir tous.
Jean-Luc Rivera
Les 6èmes Rencontres de l'Imaginaire, le Festival de SF et de fantasy de Sèvres auront lieu au Sel le samedi 12 décembre 2009, de 10h30 à 18h30.
Cette année notre invité d'honneur est Gérard Klein, auteur et directeur de la célèbre collection à la couverture métallisée qu'il a créée, "Ailleurs & Demain" chez Robert Laffont, collection mise à l'honneur pour ses 40 ans d'existence: une rétrospective de la collection est visible à la Bibliothèque de Sèvres depuis le 12 novembre. Il en va de même pour les expositions, au Sel, de Martine Fassier, Jean-Yves Kervévan et Jackie Paternoster avec, en bonus, une exposition de toutes les couvertures de "Valérian" prêtées gracieusement par Jean-Claude Mézières.
Cerise sur le gâteau: le 12 décembre, vous serez accueillis par la superbe affiche de Caza en 3D grâce à un dispositif spécial - et pas besoin de lunettes colorées. Je vous laisse la surprise de la découverte !
Pour l'affiche et le programme des 4 conférences de la journée ainsi que la liste de la cinquantaine d'auteurs, artistes et illustrateurs invités et de la vingtaine d'associations et fan éditeurs, il vous suffit d'aller sur les sites amis:nooSFere
Actu_SF
L'Oeil du Sphinx ou même
sur la ville de Sèvres .
Adresse et moyens de transport y sont aussi précisés.
Au plaisir de vous y voir tous.
Jean-Luc Rivera
samedi 31 octobre 2009
Nouvelles des Utopiales, suite
Encore une journée de débats animés, comme celui sur la quête d"'un monde meilleur, où R Bocher, psychiatre, Francis Berthelot, Pierre Bordage et Vincent Ravalec ont insisté sur le caractère individuel de cette quête, Pierre allant jusqu'à prétendre, ce sur quoi je suis intervenu, que la collectivité n'était qu'une entrave à cette quête. Je reprendrai ce thème sur mon blog politico-philosophique, je crois qu'il y a beaucoup à dire. Sur les extra-terrestres, leur acceptation ou leur rejet, les craintes et les espoirs qu'ils suscitent, Richard Bessière, Stephen Baxter, Pierre Lagrange et Thierry Jandrock ont rappelé un certain nombre de faits et de recherches en cours. Sur la quête ou le rejet de la perfection, Gérard Klein, Jeanne-A. Debats et JP Jaworski ont ouvert des perspectives... imparfaites, comme il se doit. Mais le débat le plus "hot" de la journée, celui qui a failli faire exploser le bar de Mme Spock, d'abord par le nombre de participants et de spectateurs, ensuite par les réactions, c'était la présentation des deux anthologies érotico-sciencefictives de Griffe d'encre et d'ActuSF.
Le soir, courte pièce de Pierre Bordage, amusante variation sur le ton "Plus ça change....", suivie de la remise des prix:
D'abord l'annonce par Roland C. Wagner et Sara Doke du prix Julia Verlanger dont le lauréat 2009 est Eifelheim de Michael Flynn, publié par Ailleurs et demain.
Puis l'annonce par Joêlle Wintrebert et les autres jurés des lauréats du GPI 2010:
# Roman francophone : Le Déchronologue de Stéphane Beauverger chez La Volte
# Roman étranger : Roi du matin, reine du jour de Ian McDonald chez Denoël
# Nouvelle francophone : Le diapason des mots et des misères (recueil) de Jérôme Noirez chez Griffe d'encre
# Nouvelle étrangère : Des choses fragiles (recueil) de Neil Gaiman chez Au diable vauvert
# Roman jeunesse : Le clairvoyage et La brume des jours de Anne Fakhouri chez L'Atalante
# Prix Jacques Chambon de la traduction : Gilles Goullet pour Vision aveugle de Peter Watts chez Fleuve Noir
# Prix Wojtek Siudmak du graphisme : Beb Deum pour FaceBox chez Delcourt
# Essai : Echos de Cimmérie. Hommage à Robert Ervin Howard, sous la direction de Fabrice Tortey chez l'Oeil du Sphinx
# Prix spécial : Le lac aux Vélies de Nosfell et Ludovic Debeurme chez Futuropolis
# Prix européen : La Maison d'Ailleurs, à Yverdon Suisse
Une jourée bien remplie....
Le soir, courte pièce de Pierre Bordage, amusante variation sur le ton "Plus ça change....", suivie de la remise des prix:
D'abord l'annonce par Roland C. Wagner et Sara Doke du prix Julia Verlanger dont le lauréat 2009 est Eifelheim de Michael Flynn, publié par Ailleurs et demain.
Puis l'annonce par Joêlle Wintrebert et les autres jurés des lauréats du GPI 2010:
# Roman francophone : Le Déchronologue de Stéphane Beauverger chez La Volte
# Roman étranger : Roi du matin, reine du jour de Ian McDonald chez Denoël
# Nouvelle francophone : Le diapason des mots et des misères (recueil) de Jérôme Noirez chez Griffe d'encre
# Nouvelle étrangère : Des choses fragiles (recueil) de Neil Gaiman chez Au diable vauvert
# Roman jeunesse : Le clairvoyage et La brume des jours de Anne Fakhouri chez L'Atalante
# Prix Jacques Chambon de la traduction : Gilles Goullet pour Vision aveugle de Peter Watts chez Fleuve Noir
# Prix Wojtek Siudmak du graphisme : Beb Deum pour FaceBox chez Delcourt
# Essai : Echos de Cimmérie. Hommage à Robert Ervin Howard, sous la direction de Fabrice Tortey chez l'Oeil du Sphinx
# Prix spécial : Le lac aux Vélies de Nosfell et Ludovic Debeurme chez Futuropolis
# Prix européen : La Maison d'Ailleurs, à Yverdon Suisse
Une jourée bien remplie....
mardi 14 avril 2009
Troisièmes journées interdisciplinaires Science et Fiction
Les troisièmes Journées Interdisciplinaires Sciences et Fictions de Peyresq se tiendront du jeudi 21 mai au dimanche 24 mai 2009.
Le thème cette année : Les subjectivités collectives.
voici le descriptif :
"
Dégagé par l'auteur, éditeur et théoricien de la SF, Gérard Klein, ( in « Trames et Moirés »,1986), le concept de subjectivité collective touche à toutes les sciences et interroge la méthode scientifique, dans les rapports qu'elle entretient avec la création artistique.
Quel est le rôle de l'art, et en particulier de la littérature, dans la "magie originelle" qui permet à des individus de cultures différentes d'échanger leurs idées, de mettre en commun différentes formes de pensée ? Un groupe social comme celui des lecteurs de science-fiction est-il mieux (ou moins bien) préparé que d'autres à s'approprier les idées et les images nouvelles de la science ?
Dans « Trames et moirés », Gérard Klein renversait la question : pour lui, le langage n'est pas tant un moyen de se communiquer des idées ou des expériences en quelque sorte extérieures aux individus, qu'un moyen de constater la possibilité de partager la même expérience ; et c'est cette possibilité qui définit pour lui le groupe social ou plutôt « les fait exister comme subjectivité collective ».
La littérature est alors ce qui permet aux subjectivités collectives de communiquer, même « à leur insu », même lorsque l'échange porte plus sur la forme que sur le contenu objectif, les idées proprement dites. Mais à quel besoin de partage la construction de la science-fiction en tant que genre pouvait-elle alors répondre au XXe siècle ?"
Ecrivains invités en 2009 : Sylvie Denis, Claude Ecken, Gérard Klein, Serge Lehman et Roland C. Wagner.
Frais d'inscription :
160 €, hébergement compris (80 € pour les doctorants, auxquels la priorité sera accordée pour les quelques places encore disponibles)
Responsables : Ugo Bellagamba (Un. Nice), Eric Picholle (CNRS Nice) & Daniel Tron (Un Angers)
Contact : SF@unice.fr
La source
Le thème cette année : Les subjectivités collectives.
voici le descriptif :
"
Dégagé par l'auteur, éditeur et théoricien de la SF, Gérard Klein, ( in « Trames et Moirés »,1986), le concept de subjectivité collective touche à toutes les sciences et interroge la méthode scientifique, dans les rapports qu'elle entretient avec la création artistique.
Quel est le rôle de l'art, et en particulier de la littérature, dans la "magie originelle" qui permet à des individus de cultures différentes d'échanger leurs idées, de mettre en commun différentes formes de pensée ? Un groupe social comme celui des lecteurs de science-fiction est-il mieux (ou moins bien) préparé que d'autres à s'approprier les idées et les images nouvelles de la science ?
Dans « Trames et moirés », Gérard Klein renversait la question : pour lui, le langage n'est pas tant un moyen de se communiquer des idées ou des expériences en quelque sorte extérieures aux individus, qu'un moyen de constater la possibilité de partager la même expérience ; et c'est cette possibilité qui définit pour lui le groupe social ou plutôt « les fait exister comme subjectivité collective ».
La littérature est alors ce qui permet aux subjectivités collectives de communiquer, même « à leur insu », même lorsque l'échange porte plus sur la forme que sur le contenu objectif, les idées proprement dites. Mais à quel besoin de partage la construction de la science-fiction en tant que genre pouvait-elle alors répondre au XXe siècle ?"
Ecrivains invités en 2009 : Sylvie Denis, Claude Ecken, Gérard Klein, Serge Lehman et Roland C. Wagner.
Frais d'inscription :
160 €, hébergement compris (80 € pour les doctorants, auxquels la priorité sera accordée pour les quelques places encore disponibles)
Responsables : Ugo Bellagamba (Un. Nice), Eric Picholle (CNRS Nice) & Daniel Tron (Un Angers)
Contact : SF@unice.fr
La source
Inscription à :
Articles (Atom)
