mercredi 26 avril 2017
Science-fiction et féminisme
vendredi 25 novembre 2016
Un débat au NUMA avant-hier sur la SF et la prospective
mardi 19 avril 2011
Colloque Utopies et femmes
Partant d'un don à la bibliothèque de plus de 230 ouvrages de science-fiction écrits par des femmes, de Giselda Benta-Fernandes, une passionnée de ce genre littéraire, Filigrane et l'association Kyrielle vous invitent à une journée d'exploration de l'imaginaire au féminin, le Samedi 7 mai à La bibliothèque Filigrane au 67 rue de La Servette à Genève de 9h45 à 16h30.
Autour des questions : quelles sont les utopies, les nouveaux mondes inventés, imaginés, créés par les femmes ? Leurs visions permettent-elles de dessiner une société différente,
moins technocratique, moins guerrière, plus ouverte aux valeurs de l'égalité femmes-hommes ? Au respect de l'individu, de son identité ?, interviendront :
Marc Atallah : Directeur de la «Maison d'Ailleurs», musée de la science-fiction,
de l'utopie et des voyages extraordinaires à Yverdon et enseignant-chercheur à l'Université de Lausanne, Faculté des lettres, section de littérature française. Spécialiste de la philosophie des (techno)sciences et des littératures conjecturales (utopie, dystopie, voyages imaginaires, science-fiction). Thèse de doctorat (2008) en voie de publication: «Ecrire demain, penser aujourd'hui. La Science-fiction à la croisée de disciplines: façonner une poétique, esquisser une pragmatique».
Véronica Tracchia : Directrice adjointe de la «Maison d'Ailleurs», historienne, a travaillé comme responsable des animations culturelles de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne et a organisé un semestre à la BCU sur l'utopie.
Sylvie Lainé : Professeure à l'Université de Lyon, auteure de nouvelles de science-fiction plusieurs fois primées. Ses thèmes de prédilection se portent sur la rencontre, le regard de l'autre, pourune science-fiction sensible et humaniste.
Diane Roh: Travailleuse sociale HES, art-thérapeute et animatrice socio-culturelle.
Florence Walder : Artiste plasticienne, photographe et art-thérapeute spécialisée
dans la création et le développement sociocommunautaire.
La journée sera organisée ainsi :
Dès 9h45 : Accueil-Café
10h-10h45 : Introduction
10h15-11h30: Créer des nouveaux mondes: la science fiction au féminin par M. Atallah
«La Maison d'Ailleurs» et la place des femmes dans la nouvelle politique du musée par V. Tracchia
11h30-12h15: Ecrire de la science-fiction au féminin: lectures et échanges avec S. Lainé
12h15-13h30: Verrée et pause déjeuner
13h30-16h30: Atelier «UTO-PIK», animé par F. Walder et D. Roh qui ne nous proposeront pas l'écriture d'une histoire sans queue ni tête, mais la création d'un récit utopique, dont les seules limites seront l'imaginaire collectif... en tenant compte de la tête UTO et de la queue PIK...
Entrée libre pour la matinée
Atelier sur inscription jusqu'au 2 mai auprès de F-Information (022 74031 00
ou femmes@f-information.org) ou de la bibliothèque Filigrane (contact au dos).
Prix: 30.- fr./tarif réduit 20.- fr. membres F-Information/Filigrane, Kyrielle, AVS,
AI, chômage, étudiant-e-s.
Pour plus de détails, on peut écrire ici : filigrane@f-infonnation.org
www.f-information.orq/filiqrane, ou là : Courriel : kyriellech@gmail.com
lundi 21 septembre 2009
Présentation de la Fantasy, de la SF, du Fantastique, à la bibliothèque François Villon de Paris
Fantasy
Vous ne savez pas ce qu’est la Fantasy ? Venez rencontrer Ange, auteur de livres et BD de fantasy, et Stéphane Marsan, directeur éditorial des éditions Bragelonne, la première maison d’édition en France de Fantasy, ils répondront à toutes vos questions sur les elfes, les dragons, l’édition en général et l’écriture en particulier. Mordus du genre évidemment bienvenus !
Le vendredi 23 octobre à 19h, bibliothèque François Villon
81 Boulevard de la Villette, 75010 Paris
SF
La Science-fiction, quésaco ? Venez rencontrer Sylvie Lainé, auteur de nouvelles limpides de science-fiction chez ActuSF, et Bénédicte Lombardo, directrice de la collection Rendez-vous ailleurs chez Fleuve noir et Pocket SF, elles répondront à toutes vos questions sur les vaisseaux spatiaux, les extraterrestres, l’édition en général et l’écriture en particulier. Mordus du genre évidemment bienvenus !
Le vendredi 20 novembre à 19h, bibliothèque François Villon
81 Boulevard de la Villette, 75010 Paris
Fantastique
Le Fantastique, euh… ? Venez rencontrer Mélanie Fazi, auteur de nouvelles de fantastique chez Bragelonne et l’Oxymore, et Magali Duez, directrice éditoriale chez Griffe d’Encre, elles répondront à toutes vos questions sur les ambiances étranges, le glissement du réel, l’édition en général et l’écriture en particulier. Mordus du genre évidemment bienvenus !
Le vendredi 4 décembre à 19h, bibliothèque François Villon.
81 Boulevard de la Villette, 75010 Paris
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dimanche 26 avril 2009
La SF contre Hadopi
Nous, le peuple de la science-fiction, auteurs, traducteurs, illustrateurs, critiques et chroniqueurs, essayistes, libraires, blogueurs, éditeurs et directeurs de collection, tenons à exprimer par ce texte notre opposition à la loi Création et Internet.
C'est un truisme de dire que la science-fiction se préoccupe de l'avenir et que nombre de ses acteurs ont dénoncé les dérives possibles, voire probables, des sociétés industrielles et technologiques ; le nom de George Orwell vient spontanément aux lèvres, mais aussi ceux de John Brunner, Norman Spinrad, Michel Jeury, J.-G. Ballard, Frederik Pohl & Cyril M. Kornbluth, et bien d'autres encore.
La science-fiction sait déceler les germes de ces dérives dans le présent, car c'est bien du présent que rayonnent les avenirs possibles, et c'est au présent que se décide chaque jour le monde de demain.
La méfiance face aux nouveaux développements technologiques et aux changements sociaux qui en résultent, la peur de l'avenir et le désir de contrôle d'une société obnubilée par un discours sécuritaire… tout cela a déjà été abordé par la science-fiction, et s'il est une chose dont elle a permis de prendre conscience, c'est que les technosciences et leurs développements sont la principale cause de changement dans nos sociétés modernes. De ces changements en cours ou en germe, nul ne peut prévoir les retombées mais on sait aussi qu'élever des barrières ou des murs n'amène qu'à les voir tomber un jour, de manière plus ou moins brutale. Aussi, plutôt qu'interdire, la sagesse, mais aussi le réalisme, devrait inciter à laisser libre cours à la liberté d'innover et de créer. Le futur qu'il nous faut inventer chaque jour ne doit pas être basé sur la peur, mais sur le partage et le respect.
La loi Création et Internet, rejetée le 9 avril dernier à l'Assemblée nationale, doit être de nouveau soumise à la fin du mois à la représentation nationale.
Cette loi, dont on nous affirme qu'elle défendra les droits des artistes et le droit d'auteur en général, nous apparaît surtout comme un cheval de Troie employé pour tenter d'établir un contrôle d'Internet, constituant par là même une menace pour la liberté d'expression dans notre pays.
Les artistes, les créateurs, tous ces acteurs de la culture sans qui ce mot serait vide de sens, se retrouvent instrumentalisés au profit d'une loi qui, rappelons-le, contient des mesures telles que le filtrage du Net, l'installation de mouchards sur les ordinateurs des particuliers, la suspension de l'abonnement à Internet sans intervention d'un juge et sur la base de relevés d'IP (dont le manque de fiabilité a depuis longtemps été démontré) effectués par des sociétés privées et l'extension de mesures prévues à l'origine pour les services de police luttant contre le terrorisme à l'échange non autorisé de fichiers entre particuliers.
Profondément attachés au droit d'auteur, qui représente l'unique ou la principale source de revenus pour nombre des travailleurs intellectuels précaires que nous comptons dans nos rangs, nous nous élevons contre ceux qui le brandissent à tout bout de champ pour justifier des mesures de toute façon techniquement inapplicables, certainement dangereuses, dont le potentiel d'atteinte aux libertés n'est que trop évident aux yeux de ceux qui, comme nous, pratiquent quotidiennement dans le cadre de leur travail l'expérience de pensée scientifique, politique et sociale qui est au cœur de la science-fiction.
Également conscients de l'intérêt et de la valeur des communautés créatives, nous nous élevons aussi contre les dangers que cette loi fait peser sur le monde de la culture diffusée et partagée sous licence libre, qui constitue une richesse accessible à tous.
Internet n'est pas le chaos, mais une œuvre collective, où aucun acteur ne peut exiger une position privilégiée, et c'est une aberration de légiférer sur des pratiques nées de la technologie du XXIe siècle en se basant sur des schémas issus du XIXe siècle, songez-y.
Car l'avenir est notre métier.
Joseph Altairac, essayiste
Jean-Pierre Andrevon, auteur, critique, essayiste
Ayerdhal, auteur
Stéphane Beauverger, auteur
Ugo Bellagamba, auteur, essayiste
Jean-Luc Blary, éditeur
Pierre Bordage, auteur, scénariste
Georges Bormand, auteur, critique
David Calvo, auteur
Philippe Caza, illustrateur, scénariste
Hélène Collon, traductrice
Thomas Day, auteur, directeur de collection
Jeanne A. Debats, auteur
Irène Delse, auteur
Sylvie Denis, auteur, traductrice, anthologiste, essayiste, critique
Sara Doke, auteur, traductrice, essayiste
René-Marc Dolhen, critique
Jean-Claude Dunyach, auteur, anthologiste
Claude Ecken, auteur, critique, essayiste, scénariste (BD)
Jean-Pierre Fontana, auteur
Gilles Francescano, illustrateur
Thomas Geha, auteur, libraire
Laurent Genefort, auteur, essayiste, directeur de collection
Laurent Gidon, auteur
Olivier Girard, éditeur, rédacteur en chef
Karine Gobled, blogueuse
Julien Guerry, libraire
Vladimir Harkonnen, baron
Jean-Christophe Hoël, illustrateur
Aurélien Knockaert, webmestre
Sylvie Lainé, auteur
Patrice Lajoye, anthologiste
Nathalie Legendre, auteur
Roland Lehoucq, essayiste
Jonas Lenn, auteur
Jean-Marc Ligny, auteur
Laurent Million, auteur
Yann Minh, illustrateur, créateur de liens
Michel Pagel, auteur, traducteur
Olivier Paquet, auteur
Audrey Petit, directrice de collection
Jean-Pierre Planque, auteur
Laurent Queyssi, auteur
Simon Sanahujas, auteur, essayiste
Nicolas Soffray, auteur, critique
Hervé Thiellement, auteur, critique
Christian Vilà, auteur, essayiste
Jérôme Vincent, éditeur, webmestre
Roland C. Wagner, auteur, traducteur, essayiste, critique
Philippe Ward, auteur, directeur de collection
Signataire après la publication du texte :
Andoryss, scénariste (BD)
Lucie Chenu, auteur, anthologiste, directrice de collection
Laurent Whale, auteur
mercredi 18 avril 2007
The Internet Speculative Fiction Database
www.isfdb.org
samedi 24 février 2007
meilleurs que les anglosaxons ?
Message de caliban
| penelope a écrit: |
| Un jour dans quelques années j'aurais sûrement gravi les échelons. |
Nous te le souhaitons tous !
| Citation: |
| ce que je veux c'est convaincre le lectorat français qu'il existe des auteurs |
J'aimerais pouvoir applaudir mais, ici et maintenant, cela ne me semble pas vrai.
Le génie n'est pas affaire d'argent, et la littérature française en a abrité plus
que sa part au fil des siècles. Il y en aura d'autres, pourquoi pas en SF
et en polar, et c'est l'honneur des éditeurs que de leur donner les moyens
d'éclore.
Mais ce sont des genres récents et qui, pour moi, n'ont encore produit
aucun vraiment grand écrivain, tous pays confondus. Entendons-nous
bien : je parle de l'envergure d'un Homère ou d'un Shakespeare,
à la rigueur d'un Hugo ou d'un Proust... Celui qui s'en rapproche le plus
en SF reste pour moi Robert Heinlein, pour lequel j'ai une admiration
sans réserve — mais même lui est encore loin du compte !
Génies à part, donc, la qualité de la production littéraire nationale dépend
en partie des moyens dont disposent les auteurs. Quelqu'un qui peut
consacrer tout le temps nécessaire à son art aura une chance d'atteindre
son meilleur niveau. Ce sera bien plus difficile pour celui qui doit bosser
à côté pour assurer les fins de mois, ou produire trois romans par an
pour simplement maintenir la tête hors de l'eau. De même, la protection
que peut apporter un agent, la crédibilité induite par la reconnaissance
du genre par l'université et les médias, le dynamisme d'une vaste
communauté de pros et de fans, etc. sont des éléments importants.
A talent égal, il me semble qu'un bon auteur anglo-saxon de SF aura
souvent sa chance, là où un français ramera désespérément.
Pour n'en citer que deux, je pense par exemple que Serge Lehman
et Roland Wagner ont produit quelques textes courts de classe mondiale.
Ils en ont donc le talent. Mais, pour des raisons différentes, en vingt
ans de carrière, aucun des deux n'a donné le chef d'œuvre incontestable
qui le mettra dans la cour des grands anglo-saxons. (au boulot !
)
Réaction
Bon, là, je ne suis pas vraiment d'accord.
Sauf bien sûr si on définit la science-fiction de manière limitée et j'oserais dire protégée par un certain nombre de règles (celles de Campbell, celles d'Asimov, celles explicitées plusieurs fois par Heinlein de la "speculative fiction", celles des "new wave" (éméricaine et britannique) ou celles de la hard science, plus la règle de base: être publié aux USA et reconnu par la SFWA, je crois qu'il existe en France des auteurs "au niveau des plus grands".
D'abord il y a ceux qui ont CREE ce qui n'était pas encore appelé "science-fiction", je veux dire Rosny Ainé et Maurice Renard.
Derrière eux et avant que la "SF"américaine ne s'approprie le terrain je crois que Jacques Spitz et quelques autres sont au moins égaux de leurs contemporains américains, et souvent supérieurs.
N'oublions pas rené Barjavel qui appartient sans aucun doute au roman scientifique français bien avant d'avoir écrit des mauvaises imitations de ses propres oeuvres ou des oeuvres américaines.
Citons assi ceux qui, sans avoir publié sous la "bannière (étoilée) de la SF", ont écrit des oeuvres de qualité incontestable, comme Robert Merle ou Pierre Boulle.
Quant à ceux qui ont publié leurs oeuvres sous la dite bannière, certains n'ont comme retard sur les américains que le fait de ne pas avoir été reconnus aux USA: Nathalie Henneberg, Francis Carsac, Jacques Stenberg, Stefan Wul ou, pour arriver dans la "génération présente", Serge Lehman, Roland Wagner, Laurent Génefort, Joelle Wintrebert et, derniers arrivés, Colin Marchika, Johan Héliot ou Catherine Dufour.
Ils ne "jouent pas dans la cour des grands", normal: il est écrit à l'entrée de la dite cour: entrée réservée aux seulls américains (britanniques tolérés); on ne lira pas les textes qui n'ont pas été écrits au départ en anglais (même si traduits)".
Alors oui, si on truque le jeu de cette manière, si on postule que n'appartient à la SF que la production anglo-saxonne, on peut écrire ce que tu as écrit.
vendredi 2 février 2007
Naissance de la SF
Trouvé ce jour un numéro d’Esprit d’avril 1953 où quatre articles parlent de la science-fiction ; ou, plutôt, et cela est important, face à Bertrand d’Astorg qui étudie « dix romans d’anticipation », Stephen Spriel, le créateur avec Georges H Gallet du Rayon fantastique, nous parle de la « science-fiction », qui va phagocyter le « genre » déjà existant du roman scientifique et/ou d’anticipation. Suivi d’un texte de Ray Bradbury sur Juin 2003 et d’un autre de Gabriel Venaissin sur « Utopies, humour, poésie et puissance ». Je n’ai pas encore lu ces quatre articles qui, certainement, permettent de jeter un œil sur le moment où la SF s’est installée en France et, en se posant en nouveau genre, en effaçant la continuité avec les œuvres antérieures, pour pouvoir ensuite les réclamer comme des précurseurs, s’est construit cette forteresse-ghetto dont elle peine à s’extraire aujourd’hui.
Bon, c'est une impression avant lecture, inspirée par ce que je sais de l'histoire de la SF française et par ce qu'a rappelé Serge Lehman dans son anthologie Créateurs de chimères...
Je reviendrai sur ce sujet d'ici quelques jours après avoir lu les articles...
